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    Il y a une trentaine d'années déjà, Libération, à l'époque un journal de gauche, publiait un dessin humouristique qui représentait deux capitalistes bien gras en costume et cigare au bec, qui échangeaient ainsi dans une bulle « à ton avis, ça va nous rapporter combien de sauver la Terre ? » 30 ans, et nous apprenons ce 22 janvier 2020, que la France et l'Allemagne s'allient au fond de pensions et gestionnaire d'actifs BlackRock pour financer des projets dans les pays en développement, avec comme objectif le développement des projets liés au climat. Une annonce faite à Davos, le temple du libéralisme mondial durant quelques jours.

    Ce deal se nomme Climate Finance Partnership (CFP) qui rassemble BlackRock, l'Agence Française de Développement (AFD), le Ministère Allemand de l'Environnement et les fondations Hewlett et Grantham.

    D'après un média lié à la finance : « le capital de départ, fixé à 100 millions de dollars, sera fourni notamment par la France, via l'AFD, et par l'Allemagne (à hauteur de 30 millions chacune), et BlackRock jouera le rôle de catalyseur, pour aboutir à un premier objectif de 500 millions de dollars »

    Ce « new deal » intervient quelques semaines après que BlackRock au cœur de nombreuses polémiques à propos de la gestion de près de 7 000 milliards de dollars d'actifs, et son implication dans des sociétés à haute valeur polluante, a annoncé vouloir renforcer ses investissements durables, avec l'espérance de les faire passer de 90 milliards actuellement à 1 000 milliards de dollars d'ici dix ans...

    « à ton avis, ça va nous rapporter combien de sauver la Terre ? » comme Monsanto qui avait développé les semences OGM résistantes aux maladies, mais sans dire que les graines récoltés étaient stériles... donc inutilisables l'année suivante... pour s'octroyer les marchés mondiaux, et sans se soucier des conséquences, des famines et des paysans désespérés par leur incapacité de racheter des graines et des plants...


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  • Le patronat est à la manœuvre de la réforme des retraites : il vient d'engager son bras armé Marine Le
    Pen, dans la voie du fascisme. Sur BFM, la voix du capital, elle a déclaré qu'elle reviendrait sur cette réforme en rétablissant l'âge de la retraite à 60 ans, en employant des arguments
    solides comme savent le faire Donald Trump et Boris Johnson, c'est à dire la relocalisation des
    industries qui générèrent des emplois donc des richesses et des cotisations.


    Alors que le partenaire officiel du patronat et du gouvernement, s'emploie à mettre la pression quant à
    l'âge pivot sans se soucier des autres aspects négatifs de la réforme, plusieurs réactions ministérielles
    annoncent que cet âge pivot est négociable. La stratégie du 1er Ministre, en poussant le curseur vers les
    64 ans dans son annonce, était bien un calcul politique organisé pour faire accepter la réforme.


    La complicité du trio LREM, MEDEF et CFDT est donc évidente : et pour couronner le tout, le RN qui
    prépare sa campagne présidentielle avec cette déclaration fracassante « pousse » le 1er Ministre à
    « négocier » (en apparence) alors que le deal est déjà fait.


    La SNCF et la RATP pour Paris, ne tiendront pas longtemps si le monde du travail ne s'allie pas en
    rangs serrés contre cette réforme qui annonce d'autres réformes et des privatisations massives. Les
    quelques RER et métros pris d'assaut par des travailleurs, des gares vides, des commerçants en
    colère...

    Telles sont les images qui envahissent nos écrans, des images de propagande pour monter les
    travailleurs les uns contre les autres... et faire croire que les régimes du service public sont des
    privilèges.


    Cette bataille contre la réforme n'est pas une lutte syndicale et économique, c'est une lutte politique qui
    dévoile un antagonisme entre classes de plus en plus violent. Un gouvernement du capital, un syndicat
    jaune, et un fascisme montant... n'augurent rien de bon pour l'avenir si la riposte massive et unie des
    travailleurs n'est pas au rendez-vous de l'histoire.


    Et ce n'ai pas la parade d'une gauche « purielle » reconstituée le temps d'une soirée qui fera changer la
    peur de camp. Le PS n'a plus aucune crédibilité, le PCF n'a plus d'aura, LVEE est opportuniste, les
    gauchistes du NPA et de LO sont les voix de l'anticommunisme et LFI est la cible préférée des médias
    du capital...


    Aussi, la seule issue, la seule voie qu'il nous faut pour reprendre la main sur ce désastre annoncé et
    porter notre voix de classe dans cette guerre de classes, est de reconstruire un véritable FRONT
    POPULAIRE.

    Tout le reste n'est que tambouille entre opportunistes et diarrhée politicienne et sectaire.
    L'unité de classe entre syndicats de classe, partis de classe, mouvements de classes, et peuple
    laborieux, n'est pas une nouvelle utopie ou dogme révolutionnaire, c'est une nécessité absolue pour faire
    barrage à la peste brune, le bras armé du capital, et à ses dérives ultranationalistes, racistes et
    xénophobes... qui amènent des désillusions et des lendemains douloureux tachés de sang et de
    désespoir.


    Notre avenir est entre nos mains, pas entre celles des politiciens !


    VIVE LE FRONT POPULAIRE


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  • Une organisation politique, doit s'appuyer sur des faits pour ne pas être démagogique ou populiste. Elle
    doit aussi s'appuyer sur les intellectuels qui par leurs études scientifiques, démontrent des vérités
    cachés par les politiciens et les gens de pouvoir.


    La Dares (Direction de l’Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques), un organisme du
    Ministère du Travail, vient de publier une étude scientifique des risques professionnels dans la fonction
    publique et dans le secteur privé. Une étude qui tombe à point après les déclarations indescentes du
    secrétaire d'Etat chargé de la réforme du système de retraite, à propos de la pénibilité.


    Les risques professionnels ont été mesuré sur la base d'un questionnaire rempli par 1.243 médecins du
    travail, lesquels ont sondé 26.500 salariés.


    Cette étude a permis de comparer la situation entre divers corps de métier, ainsi il a été découvert que
    les employés et agents des services publics sont exposés à des risques psychologiques plus importants
    que ceux du privé. La fonction publique d’État compte 40 % d'enseignants dont la souffrance au travail
    est liée à des contraintes organisationnelles.

    Sur 80 % des fonctionnaires en contact direct avec le public, 64 % disent avoir des relations tendus, le chiffre est de 50 % sur l'ensemble de la population.
    D'autres difficultés émergent du fait des horaires et des heures supplémentaires mais aussi de ne pas
    avoir assez de formation adaptée pour faire correctement son travail.


    Le manque de reconnaissance engendre les risques psychosociaux chez 60 % des fonctionnaires contre
    51 % sur l'ensemble des travailleurs interrogés.


    Par contre les fonctionnaires souffre moins des contraintes physiques, du poids de la hiérarchie et des
    procédures, et de la nécessité absolue d'atteindre les critères de rentabilité imposés par les patrons du
    privé. Mais l'hospital est le secteur de la fonction publique où la pénibilité est la plus élevée : contraintes
    physiques (position debout, déplacements à pied, bruit), contraintes horaires, contacts avec le public
    parfois difficile et un manque de moyens et de personnel qui ne permet plus d'être efficace et d'effectuer
    son travail correctement.


    Les agents hospitaliers sont confrontés au « burn-out ». Les études démontrent que 58 % du personnel
    hospitalier souffre d'un manque de reconnaissance, 35 % souffre des situations de tension et 19 %
    doivent faire face à des comportements hostiles.


    Même si l'étude indépendante de la Dares ne fait pas la distinction entre les différentes professions
    (enseignants, policiers, etc.) de la fonction publique, du para-publique, ni du secteur privé, elle démontre
    que la pénibilité est présente dans une grande diversité des métiers : une pénibilité visible et invisible qui
    doit être pris en compte.


    Espérons que pour avoir démontrer la vérité, la DARES ne soit pas sacrifiée, comme Macron a sacrifié
    l'ENA (désormais nos futurs « énarques » en charge du pays, sortiront d'HEC, de l'ESSEC, de Sup de
    Co... bien formatés pour servir les intérêts suprêmes du capitalisme), pour être remplacée par des
    organismes statistiques liés directement au capital (IPSOS-BVA-IFOP...)


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  • Chronique d'un déclin annoncé

    La victoire des macronistes en 2017 a déplacé l'opposition de l'hémicycle parlementaire vers la rue. En
    résulte des comportements hégémoniques écrasants et arrogants des ministres et des parlementaires
    de cette majorité de pacotille ni de gauche ni de droite, mais ultralibérale. La LREM, lire La République
    Emmanuel Macron, ne cesse de mépriser avec le but de détruire tout opposition à sa politique
    réactionnaire thachériste.


    Alors qu’il devait prendre de la hauteur, le chef de l’État a fait le choix d'être l’hyperprésident à la
    manœuvre sur tous les dossiers. Il ne manque plus qu'à déplacer le Palais de l’Élysée vers le Palais de
    Versailles pour boucler la boucle de ce retour à la monarchie et se faire sacrer Roi.


    «Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que
    le peuple français n'a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire,
    collectif: le roi n'est plus là! On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d'y placer d'autres figures:
    ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment. Le reste du temps, la démocratie
    française ne remplit pas l'espace.» Cette déclaration est bien celle d'Emmanuel Macron en 2016, il
    n'était alors que le Ministre de l'Economie du fantasque Hollande.


    Emmanuel Macron n’est évidemment pas le monarque absolu. Loin d’être un Louis XIV, il ne peut être
    comparé qu’à un autre monarque, Louis XII qui chercha des soutiens dans toutes les élites du royaume,
    il fût écarté par Charles VIII (un François II (Hollande) de la Renaissance), le prédécesseur de François
    Ier.


    Cependant, Macron-Narcisse s'aime trop. On sent parfois que celui qui veut être Roi ne goûte pas la
    compagnie des Français ordinaires. Aux manifestants et contradicteurs, il ose lâcher comme l'un de ses
    prédécesseurs avait lâché « Casse-toi, pauvre con! », « je traverse la rue et je te trouve un boulot »


    Et puis, il y a eu les mises en scènes « jupitériennes » du Congrès à Versailles, puis les grands débats.
    Le « roi des riches » l'étonnant Président aux 1000 courtisans, accueillit dans la cour de l'Elysée des
    rappeurs à l'allure féminine qui vomissaient des ordures contre les femmes... quand quelques semaines
    plus tôt il donnait des leçons de morale et de politesse à un gamin qui l'avait appelé « Manu », quand
    l'affaire Benalla (le bouffon du Roi) allait donner des frissons à la démocratie quand il déclara à propos
    du Président « Il n'est pas mon amant! »


    L’apparat et la propa, mais aussi l'indescence, quand les déficits se creusent et les chômeurs, grévistes,
    salariés, étudiants et retraités... sont méprisés et pris pour cibles par des réformes injustes et
    antipopulaires. Les monarques ont souvent été des personnages ambiguës.


    Mais l'histoire bégaye parfois : s'est-il souvenu du silence hautain de Giscard d'Estaing confronté à
    « l'affaire des diamants » qui lui coûta sa réélection, de Mitterrand embarqué dans les affaires du
    Rainbow Warrior ou des Irlandais de Vincennes, affaires écartées par une déclaration retentissante
    « l'honneur d'un homme jeté aux chiens » après le suicide de Pierre Bérégovoy


    Le Roi Macron a-t-il joué un jeu pervers en utilisant ce conseiller spécial pour créer un service spécial à
    la Thatcher voire comme Louis XIV ? Les faits sont têtus !


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