• Les plus riches concentrent toujours plus de richesses tandis que les inégalités s’accroissent. Les dirigeants des grandes entreprises, bancaires, industrielles ou tertiaires, construisent leur fortune  et s'invitent dans la politique  en s'accaparant des médias qu'ils rendent si puissants que les esprits se troublent.

    Dans deux de ses célèbres ouvrages ( Le choix de la défaite et Industriels et Banquiers français sous l'occupation), l'historienne et universitaire Annie Lacroix-Riz décrivait par les faits et les archives, comment le pays avait sombré dans la collaboration et le naufrage.

    Si l'histoire ne se répète jamais de la même manière, elle bégaye, et nous vivons actuellement les prémices d'un naufrage nous conduisant dans le fascisme.

    Macron est aux abois : sa déclaration intempestive « Essayez la dictature et vous verrez ! », suite aux manifestations et actions spontanées des opposants à sa réforme du système de retraite, mais aussi du petit peuple désargenté, montre qu'il est dans la même situation que Von Hindenburg en 1932 en Allemagne juste avant de donner les clés à Hitler et son parti national-socialiste.

    La dictature nazie s'est installée en s'appuyant sur plusieurs piliers : la révolte spartakiste de 1919 qui fit tomber l'empire et une partie de l'aristocratie (création de la république de Weimar), la crise inflationniste de 1923 liée au refus de payer les réparations et dommages de guerre, une 1ère crise qui lamine le mark et met en faillite de nombreuses entreprises, et provoque la montée du taux de chômage à 25% avec le retour des forces alliées de 14-18 dans le bassin sidérurgique de la Rhur, la crise boursière de 1929 viendra achever la République de Weimar qui sombre en 1933 avec ses 43% de chômeurs très pauvres...

    Hitler et son parti ont été installés par le patronat qui craignait une révolution bolchévique, avec l'aide de l'armée, de la police, de la justice et de la frange chrétienne catholique dominée par la haute bourgeoisie et l'aristocratie agricole et forestière. Ainsi, l'ampleur des crises à répétition, la montée de la pauvreté, du chômage et du racisme, les réformes antisociales du gouvernement combattues par les travailleurs... ont été le terreau fertile qui permit l'ascension fulgurante de l'extrême-droite batie sur le nationalisme, l'angoisse et les tensions raciales.

    Les courbes de l'Allemagne de 1929 à 1933, démontrent une relation étroite entre montée du chômage et de la pauvreté et votes d'extrême-droite, sans pour autant démontrer que les chômeurs votaient pour les nazis. En effet pour les travailleurs employés, la crainte était surtout liée à la perte de leurs emplois, donc à l'entrée dans la précarité, et Hitler a recueilli aux élection de 1933, 18 millions de voix au moment où 6 millions d'allemands étaient au chômage.

    D'ailleurs nous pouvons constater que les scores de l'extrême-droite (RN et autres) des dernières élections en France, dépassent les 50% dans des villes et villages où le taux de chômage n'a rien à voir avec le taux national, mais aussi là où la mixité ethnique et cultuelle est la plus faible... Dans ces endroits où il fait bon vivre, où les travailleurs ont un travail, où la religion catholique domine, où la sécurité n'est pas menacée par d'ignobles « barbus », voyous ou trafiquants de drogues …

    Vous vous dites « blabla » historique ! Mais en s'accaparant des médias, (pas les gazettes locales), en les rendant de plus en plus puissants, les plus riches réussisent à faire douter une partie de la masse laborieuse, mais aussi à alimenter l'angoisse et la peur de la précarité : ainsi l'emploi de consultants bien formés et chargés de détruire nos arguments avec des propos fallacieux est une stratégie destructrice pour cette démocratie, soit-elle bourgeoise, mais dans laquelle des militants peuvent encore empêcher un naufrage qui nous aboutirait à la dictature fasciste, qui elle n'hésitera pas à nous museler par tous les moyens légaux et illégaux.

     


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    Qui n'y a pas pensé ? Le gouvernement utilisera-t-il le danger d'épidémie liée au coronavirus pour interdire les manifestations contre la réforme des retraites et toutes autres contestations ?

     

     

    En effet, si cette déclaration du Conseil d'Etat est diffusée, elle risque de relancer la mobilisation d'une grande masse hostile à la réforme ; la plus haute instance administrative française, juge la réforme des retraites : « sont insuffisantes certaines dispositions qui manquent de précisions et ne répondent pas aux exigences générales d’objectivité et de sincérité » ajoute « Le Conseil d’Etat constate que les projections financières ainsi transmises restent lacunaires et que, dans certains cas, cette étude reste en deçà de ce qu’elle devrait être », et de poursuivre : « Il incombe au gouvernement de l’améliorer encore avant le dépôt du projet de loi au Parlement, en particulier sur les différences qu’entraînent les changements législatifs sur la situation individuelle des assurés et des employeurs, l’impact de l’âge moyen plus avancé de départ à la retraite...sur le taux d’emploi des seniors, les dépenses d’assurance-chômage et celles liées aux minima sociaux ».

     

    Le Parlement et le Gouvernement oseront-ils aller contre cette déclaration du Haut Conseil en portant les 1000 pages du projet devant les parlementaires à partir du 3 février ?

     

    Il faut croire qu'ils iront car rien ne les arrêtera sans une formidable mobilisation générale d'un Front Populaire.

     

    L'arrogance de Macron, le mépris de Philippe, les mensonges de Pietraszewski, l'insolence de Pénicaud, le dédain de Ndiaye, le deni de Bélloubet... démontrent une chose : la haine de classe bourgeoise contre leurs opposants.

     

    Quel Président avant Macron avait-il osé dire pour fustiger ses opposants  qui parlent de dictature du pouvoir: «   Mais allez en dictature ! Une dictature, c’est un régime où une personne ou un clan décident des lois. Une dictature, c’est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France c’est cela, essayez la dictature et vous verrez ! »

     

     

    Voilà une nouvelle preuve d'un gouvernement aux abois et d'un Président agacé, d'où le potentiel risque d' emploi d'un décret d'urgence interdisant toutes manifestations au prétexte d'une potentielle épidémie.

     

     

    Nous pensions que la diffusion (à de nombreux contacts) de la capture d'écran du site du groupe d'assurances AXA qui prévoit la baisse des pensions en proposant des solutions capitalistes, allait servir la propagande des anti-réforme... Erreur d'appréciation, rien n'est apparu ni au niveau syndical ni au niveau politique, comme si cette capture d'écran était un vulgaire montage, une information fausse, une « fake news » disent les médias ! Voilà une bombe qui n'a pas explosé parce que la mèche a été éteinte pour ne pas mettre le feu à la poudre... pourtant elle démontre que la dictature du capital ose tout à n'importe quel moment, que cette dictature du capital est sans scrupule, qu'elle décide des lois et de nos vies !

     


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    Il y a une trentaine d'années déjà, Libération, à l'époque un journal de gauche, publiait un dessin humouristique qui représentait deux capitalistes bien gras en costume et cigare au bec, qui échangeaient ainsi dans une bulle « à ton avis, ça va nous rapporter combien de sauver la Terre ? » 30 ans, et nous apprenons ce 22 janvier 2020, que la France et l'Allemagne s'allient au fond de pensions et gestionnaire d'actifs BlackRock pour financer des projets dans les pays en développement, avec comme objectif le développement des projets liés au climat. Une annonce faite à Davos, le temple du libéralisme mondial durant quelques jours.

    Ce deal se nomme Climate Finance Partnership (CFP) qui rassemble BlackRock, l'Agence Française de Développement (AFD), le Ministère Allemand de l'Environnement et les fondations Hewlett et Grantham.

    D'après un média lié à la finance : « le capital de départ, fixé à 100 millions de dollars, sera fourni notamment par la France, via l'AFD, et par l'Allemagne (à hauteur de 30 millions chacune), et BlackRock jouera le rôle de catalyseur, pour aboutir à un premier objectif de 500 millions de dollars »

    Ce « new deal » intervient quelques semaines après que BlackRock au cœur de nombreuses polémiques à propos de la gestion de près de 7 000 milliards de dollars d'actifs, et son implication dans des sociétés à haute valeur polluante, a annoncé vouloir renforcer ses investissements durables, avec l'espérance de les faire passer de 90 milliards actuellement à 1 000 milliards de dollars d'ici dix ans...

    « à ton avis, ça va nous rapporter combien de sauver la Terre ? » comme Monsanto qui avait développé les semences OGM résistantes aux maladies, mais sans dire que les graines récoltés étaient stériles... donc inutilisables l'année suivante... pour s'octroyer les marchés mondiaux, et sans se soucier des conséquences, des famines et des paysans désespérés par leur incapacité de racheter des graines et des plants...


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  • Le patronat est à la manœuvre de la réforme des retraites : il vient d'engager son bras armé Marine Le
    Pen, dans la voie du fascisme. Sur BFM, la voix du capital, elle a déclaré qu'elle reviendrait sur cette réforme en rétablissant l'âge de la retraite à 60 ans, en employant des arguments
    solides comme savent le faire Donald Trump et Boris Johnson, c'est à dire la relocalisation des
    industries qui générèrent des emplois donc des richesses et des cotisations.


    Alors que le partenaire officiel du patronat et du gouvernement, s'emploie à mettre la pression quant à
    l'âge pivot sans se soucier des autres aspects négatifs de la réforme, plusieurs réactions ministérielles
    annoncent que cet âge pivot est négociable. La stratégie du 1er Ministre, en poussant le curseur vers les
    64 ans dans son annonce, était bien un calcul politique organisé pour faire accepter la réforme.


    La complicité du trio LREM, MEDEF et CFDT est donc évidente : et pour couronner le tout, le RN qui
    prépare sa campagne présidentielle avec cette déclaration fracassante « pousse » le 1er Ministre à
    « négocier » (en apparence) alors que le deal est déjà fait.


    La SNCF et la RATP pour Paris, ne tiendront pas longtemps si le monde du travail ne s'allie pas en
    rangs serrés contre cette réforme qui annonce d'autres réformes et des privatisations massives. Les
    quelques RER et métros pris d'assaut par des travailleurs, des gares vides, des commerçants en
    colère...

    Telles sont les images qui envahissent nos écrans, des images de propagande pour monter les
    travailleurs les uns contre les autres... et faire croire que les régimes du service public sont des
    privilèges.


    Cette bataille contre la réforme n'est pas une lutte syndicale et économique, c'est une lutte politique qui
    dévoile un antagonisme entre classes de plus en plus violent. Un gouvernement du capital, un syndicat
    jaune, et un fascisme montant... n'augurent rien de bon pour l'avenir si la riposte massive et unie des
    travailleurs n'est pas au rendez-vous de l'histoire.


    Et ce n'ai pas la parade d'une gauche « purielle » reconstituée le temps d'une soirée qui fera changer la
    peur de camp. Le PS n'a plus aucune crédibilité, le PCF n'a plus d'aura, LVEE est opportuniste, les
    gauchistes du NPA et de LO sont les voix de l'anticommunisme et LFI est la cible préférée des médias
    du capital...


    Aussi, la seule issue, la seule voie qu'il nous faut pour reprendre la main sur ce désastre annoncé et
    porter notre voix de classe dans cette guerre de classes, est de reconstruire un véritable FRONT
    POPULAIRE.

    Tout le reste n'est que tambouille entre opportunistes et diarrhée politicienne et sectaire.
    L'unité de classe entre syndicats de classe, partis de classe, mouvements de classes, et peuple
    laborieux, n'est pas une nouvelle utopie ou dogme révolutionnaire, c'est une nécessité absolue pour faire
    barrage à la peste brune, le bras armé du capital, et à ses dérives ultranationalistes, racistes et
    xénophobes... qui amènent des désillusions et des lendemains douloureux tachés de sang et de
    désespoir.


    Notre avenir est entre nos mains, pas entre celles des politiciens !


    VIVE LE FRONT POPULAIRE


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