• Refusons la punition finale !

     

    Le capital, le patronat, le gouvernement, les médiakapos... découvrent que le travail industriel et manufacturier crée de la richesse réel. Ainsi, se dévoile au grand jour qu'avec l'impossibilité actuelle de s'accaparer de la plus-value créée par les travailleurs, l'économie libérale n'est qu'un « tigre de papier, un colosse aux pieds d'argile ». Ce système prôné par les « docteurs fol'amour » de la finance ultra libéralisée, s'écroule sous le poids de ses propres contradictions et ressent déjà les prémices des réalités objectives de l'antagonisme entre capital et travail.

     

    En répétant le mot « guerre » dans toutes les prises de paroles, les gouvernants sous pression du grand capital, préparent nos esprits à accepter la grande punition finale : la dictature militarisée pour faire régner l'ordre par la terreur répressive et supprimer une grande partie des droits du travail, mais aussi les droits d'expression divergente.

     

    Aussi, il faut le dire tant qu'il est encore possible de s'exprimer librement, le but du capital et de ses gouvernements à la botte, va être de nous faire payer la crise financière à l'issu de la crise sanitaire. Pour les gourous du grand capital, il est inimaginable de perdre des profits puisque l'effet domino serait immédiat, notamment avec les fonds de pensions déjà à la dérive.

     

    La Chine, d'où le « mal est venu » pour reprendre l'expression du secrétaire d’État étasunien, Mike Pompeo, va repartir la première après les 3 mois de total arrêt de ses productions industrielles et manufacturières. Voilà surtout ce qui inquiète Donald Trump et les autres pantins de la sphère politico-économique liée au FMI. La grande crainte est donc le passage de la Chine au statut de 1ère puissance économique : la hantise qu'un pays considéré comme « communiste » puisse être n°1 de l'économie mondialisée.

     

    Ainsi, pour éviter l'humiliation, l'urgence est de remettre les salariés au travail dans les usines afin de rattraper les mois de retard, d'où l'expression d’Édouard Philippe « économie de guerre », d'où le coup d’État avec la mise en place de « l'état d'urgence sanitaire », d'où le renfort de la présence policière et bientôt militaire, d'où la probable interdiction de faire grève et de revendiquer dans les semaines à venir, d'où la volonté actuelle du patronat de faire repartir l'activité notamment dans la métallurgie et le BTP, d'où les sacrifices que le travailleurs devront subir durant les prochains mois et probablement durant les prochaines années...

     

    Nous pourrions bientôt être dans une situation pré-révolutionnaire, mais sans vouloir dire qu'une révolution socialiste se prépare, car nous pourrions vite nous retrouver à l'inverse dans une régression fasciste dont les capitalistes auraient besoin pour juguler toutes les contestations à venir. Nous n'en sommes pas là  mais l'Union de luttes nécessaire doit comprendre que s'éparpiller sur les terrains sectaires et politiciens habituels, nuira à l'ensemble des travailleurs pour des décennies !

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :