tract du syndicat CGT TKES UGO Isbergues qui reprend une partie de nos propos
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Nous ne serons jamais les sacrifiés !
La situation actuelle pousse notre syndicat CGT à la réflexion quant à l’avenir et la pérennité de notre usine et de ses salariés(es). L’exemple récent de Bridgestone doit nous éclairer. Des milliers d’emplois directs et indirects menacés par la volonté des actionnaires de laisser « crever » une usine en délaissant les outils de productions et la recherche. Bridgestone doit être nationaliser sans indemnisation du groupe, afin de produire les pneus destinés au parc automobile de la fonction publique (la France importe chaque année 55 à 60 millions de pneus soit la production de 5 usines Bridgestone
Le problème de la qualité de notre production d’acier spécial, est depuis longtemps notre préoccupation, la clé de ce problème n’est pas du fait des salariés postés de la production, mais bien un problème de management et de recherche.
Il nous faut des compétences de terrain à la place de gratte-papiers à l’égo démesurés, et des trouveurs de solutions qui permettent de sortir un produit de qualité à haute valeur ajoutée.
La qualité est indispensable à la survie d’UGO Isbergues qui doit se tenir dans le peloton de tête afin que la direction allemande ne puisse dire (comme à Bridgestone) : « la fermeture est la seule solution, le site de Béthune n’est pas rentable »
S’il nous faut des chercheurs et des trouveurs, et surtout pas des « mêmêles » incompétents qui « sabotent » le boulot des autres, il nous faut aussi des investissements qui permettent d’améliorer, car un emplâtre sur une jambe de bois ne redonne pas une vie à la jambe, et il nous faut de la matière première de qualité.
Notre industrie est vitale au pays, vitale pour sa souveraineté, l’Etat qui vient d’annoncer un déblocage de fonds de 100 milliards d’euros, pour améliorer la recherche et la productivité qualitative des entreprises tentées de partir de France, doit donc débloquer des sous pour redonner à notre usine les moyens de produire de la qualité supérieure. C’est la tâche de la direction.
Quant à une certaine hiérarchie, elle devrait se concentrer en priorité sur les causes et pas sur des rapports qui analysent les conséquences. En effet, et c’est flagrant, à force de prendre de haut, les compétences des professionnels de la production, les salariés au cœur même du processus, se disent « ils ne nous écoutent pas, qu’ils aillent se faire foutre » Les exemples sont nombreux, la direction le sait, pourquoi ne réagit-elle pas ?
Ne soyons pas dupes, ne soyons pas complices, soyons acteurs ! Sans nous, ils ne sont rien même s’ils détiennent les capitaux, car ces capitaux sont alimentés par notre travail et notre compétence.
Maintenir les emplois, créer des emplois, améliorer l’outil de production afin de produire de la qualité, dans des conditions de travail correctes, gagner notre vie et ne pas la perdre… voilà les exigences de la CGT TKES UGO.