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    1430 milliards de dollars : voilà le montant des milliards reversés aux actionnaires au titre des dividendes réalisés en 2019 par l'ensemble des multinationales : ce chiffre ne tient pas compte des centaines de milliards d'évasion fiscale.

     

    63,9 milliards de dollars soit 64 milliards d'euros : voilà le montant des milliards reversés aux actionnaires au titre des dividendes réalisés en 2019 par l'ensemble des multinationales françaises.

     

    1485 milliards de dollars : voilà la prévision du montant des milliards reversés aux actionnaires au titre des dividendes réalisés en 2020 par l'ensemble des multinationales.

     

    Le français Renault, par la voix de sa directrice générale (par intérim), Clotilde Delbos,vient d'annoncer, que le groupe pourrait supprimer plusieurs usines, dont celle de Cléon en Seine-Maritime, dans le cadre d'un plan d'économies de 2 milliards... ajoutant « Nous n'avons aucun tabou et nous n'excluons rien , même si le groupe dispose de 15,8 milliards d'euros de liquidités et n'a aucun problème de trésorerie »

     

    D'autres « géants » dans divers domaines de la production, se disent aussi en difficulté malgré des bénéfices en milliards : Arcelor Mittal, Tyssen Krupp, Bombardier, Total, Ford, Michelin, Bridgestone, Faurécia, Roquette, Cargill, Carrefour, Auchan, Cora... des banques, des assurances... ces multinationales restructurent ou préparent des restructrations, des fusions, des fermetures de sites... des dizaines de milliers d'emplois sont menacés... malgré l'optimisme affiché du gouvernement qui se félicite de la baisse du taux de chômage...

     

    Nous touchons le point sensible de l'antagonisme entre le capital et le travail : d'un côté des actionnaires de plus en plus voraces et toujours insatisfaits, et de l'autre, de plus en plus de très pauvres et de travailleurs précaires ou avec des emplois en sursis... et du côté du capital, un gouvernement qui arbore avec sa fierté bourgeoise et son mépris de classe, son soutien à l'ultralibéralisme en « produisant » des lois de plus en plus antisociales qui modifient la société.

     

    Certes la résistance existe, mais les manifestations démocratiques et organisées par les syndicats loyaux, s'essouflent car les organisations de travailleurs n'arrivent plus à suivre la cadence imposée par le capital et ses partenaires politiques. Tandis que le front politique progressiste se divise en laissant trop de place à une extrême-droite perpétuellement en embuscade pour placer ses pions sur l'échiquier politicien.

     

    Pourtant le capital n'est qu'un géant fragile même s'il paraît dangereux, et si notre manque d'organisation, notre individualisme forcé, nos comportements égoïstes et opportunistes... nous rend faible, nous pouvons être les plus redoutables et le capital le sait : « Quand on a peu de force, il faut de l’esprit, de l'analyse et du courage » mais pour cela, nous n'avons pas d'autres choix que la transformation de la société par la révolution socialiste pour la suppression de l'antagonisme capital/travail donc de l'exploitation des milliards d'individus par quelques milliers d'individus.

     


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    Le gouvernement annonce avec fierté les chiffres du chômage communiqués par Pôle emploi. Voilà la politique de retour à l'emploi, qu'il mène depuis 3 ans, se voir récompensée, semble-t-il dire avec entrain... Et oui, beaucoup d'ailleurs l'ont constaté, surtout les chômeurs, que toutes catégories confondues, le chômage est en baisse, 1,7 % sur le dernier trimestre et 2,2 % sur l’année 2019.

     

    Mais quelle est donc la potion macronix qui permet cette baisse ?

     

     

    Elle est simple et s'écrit en 10 lettres « RADIATIONS ». Celles-ci ne cessent de tomber sur la tête des demandeurs d'emploi : 6 % sur l’année 2019 pour les catégories A, B et C, soit près de 200 000 travailleurs sans-emploi qui bascule dans la complète précarité.

     

     

    Une précarité en hausse exceptionnelle, ce sont les derniers chiffres de l'INSEE qui le démontrent. Les exclus de l’assurance chômage sont de plus en plus nombreux et ce n'est que le début d'un cauchemar qui ne prendra fin qu'avec une révolte généralisée des plus pauvres et des plus précaires... puisque le pire commence vraiment le 1er avril (et ce n'est pas un poisson mais un poison)

     

     

    La CGT a indiqué que les nouvelles mesures mises en place par le gouvernement et son Président « humaniste », mais surtout par la Ministre très sinistre du travail, allaient impacter directement 1,3 millions chômeurs aujourd'hui indemnisés. Avec ces nouvelles mesures, le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté (1015 euros brut soit 825 euros net) va repasser au dessus des 10 millions... Et Macron qui demande « plus d'humanité » à son gouvernement ! potentiellement précipitées dans la précarité.

     

     

    Une pauvreté qui se généralise (même les avocats se disent en partie précaires) mais des centaines de milliards de remises et d'aides diverses et variées, accordées par l’État au patronat : on marche sur la tête.

     

     

    Parmi ces remises et ces aides, le trop antisocial CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) de près de 50 milliards chaque année, il devait créer 1 million d’emplois selon le Medef... en fait sonnants et trébuchants, c'est de la bonne farine distribuée à des cochons déjà bien gras... « Les promesses sont faites de beurre, elles fondent au soleil » pourrait aussi être une des devises des cochons gras du Medef.

     

     

    La lutte pour des emplois stables et correctement rémunérés, la bataille contre le chômage et la misère, ne se résoudront pas d'un coup de baguette magique ni avec une potion macronix... l'enjeu est donc de faire converger les revendications des salariés et des chômeurs, mais aussi des retraités et des jeunes... facile à écrire, difficile à mettre en action... mais il faudra bien commencer par un bout sans sectarisme ni dogmatisme.

     


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